Convictions et Inspirations

Mon plaidoyer

Nous le savons tous, un ingénieur ne peut pas être réduit dans l’exercice professionnel et dans le cadre d’un poste donné, à ses simples compétences professionnelles même si nous sommes concernés ici plus spécifiquement par la sphère professionnelle.

La « personnalité professionnelle » s’enrichit de ses propres expériences personnelles celles-ci nourrissant elles aussi la sphère professionnelle de l’ingénieur. Et ce constat s’applique sans doute à tout les personnes sans doute dans des proportions variées. Incontestablement bon nombre des expériences non professionnelles sont venues, viennent ou viendrons contribuer à alimenter l’expérience, le vécu et donc la boite à outils, la « boite à compétences », la « boite à ressentis » de l’ingénieur. A fortiori, les périodes de transition et de repositionnement étant de plus en plus fréquentes dans un déroulé de carrière, qu’elles soient souhaitées ou subies, font aussi partie du contenu de ces « boites à outils »

Beaucoup de d’offres de prestations de coaching comportent des contenus par des approches appropriées, utiles et incontournable construits par exemple sur la santé au travail (le bien-être professionnel), par les apports de différentes disciplines de la psychologie, par des tests de nature nombreux et très variés. J’ai été moi-même à ce titre accompagné lors de bilans de compétences ou en outplacement sur ce type de protocoles qui nécessitent avec bien sûr du travail personnel en parallèle et sont particulièrement enrichissants pour mieux se connaître soi-même, mieux se définir, mieux se comprendre dans un environnement collectif professionnel ou autre.

Incontestablement, j’en ai tiré personnellement de riches enseignements à titre personnel et professionnel. Il ne s’agit pas donc ici de comparer, ni de hiérarchiser ces techniques pour mieux guider les évolutions professionnelles de chacun. Pour ce qui me concerne, je propose plus vers une démarche qui s’appui sur les cas concrets vécus en les mettant au centre de l’apprentissage recherché, sachant par ailleurs que l’ingénieur reste par essence et « par nature » un puits de connaissances (acquises ou alors faciles à aller chercher et à acquérir,..), un puits de compétences qui vont se compléter et s’enrichir au fil du temps.

MJA Conseil prend donc le parti d’accompagner l’ingénieur en m’appuyant sur des cas concrets personnellement vécus, repris comme exemples tels quels ou « retravaillés ». Ainsi des ateliers où le jeu de rôle et le jeu d’acteurs est essentiel. Je ne souhaite pas offrir à chacun une solution qui serait issue de ma propre expérience en prétendant que j’aurai choisi après coup la seule et unique solution lorsque je pilotais le projet concerné (et d’ailleurs elle a pu être plus ou moins bonne !). Ce que j’ai opté de faire n’est pas évoqué si ce n’est éventuellement pour mémoire en fin de session. Ce qui nous intéresse ici c’est le cheminement que chacun prendrait s’il était confronté au cas étudié. C’est le nœud de principe de mon offre. D’autre part, à l’instar des sportifs, c’est par les expériences répétées que l’impact de cet accompagnement va générer de la valeur et de l’épanouissement. Ce n’est pas tant la longueur des sessions et ateliers qui va être importante mais les séquences répétées de situations vécues à chaque fois un peu différentes qui va procurer cet apport primordial.

Ainsi par la transmission de compétences par la mise en situation des cas et des projets réels « vécus »par moi-même ou des proches de mon réseau professionnel – exemples de toute taille (« parfois les petits projets génèrent bien plus d’enseignements que les plus gros ») :

  • Il s’agit bien sûr de mettre en œuvre le « Learning by Doing » (« learning by doing, yes OK, but learning what, where, how, with whom,…, by doing what, where, how, with whom,… ?). C’est en quelque sorte du « Learning by Live Experience »…..
  • Plus que des sessions purement académiques, « ex cathedra » et verticales, il s’agit de reprendre ces cas remis en perspective et qui sont « joués » en atelier. Partant des préambules classiques, au fil des sessions, on arrive vers de débriefings où chacun retient pour lui les enseignements de ces sessions. Je souhaite sortir de la théorie et essentiellement tirer de cas vécus des pistes pour chacun d’eux afin de mieux avancer « pour soi » que ce soit sur des cas que l’ingénieur sera amené à prendre en compte mais aussi pour des situations différentes mais pour lesquelles il pourra puiser aussi toute ou partie des solutions. Il n’y a pas ) priori de solutions pour tous. En même temps ces cas vécus ont chacun eu pour ma part leurs épilogues, et ces épilogues appartiennent au passé, en aucun cas elles ne sont les solutions à préconiser. Elles pourront illustrer le propos ou la démonstration mais l’idée centrale est générer des expériences proches du réel pour que chacun se dise : que ferais-je moi-même en cette situation et qu’est-ce d’autres auraient pu faire ?

A L’ISSUE DE LA SOMME DES ENSEIGNEMENTS APPORTES PAR CES MISES EN SITUATION QUE CHACUN POURRA RESTITUER A SA FACON, CHACUN POURRA TROUVER SA PROPRE DYNAMIQUE D’ACTION, DE REALISATION ET SURTOUT DE MISE EN APPLICATION…….

Qu’est-ce qui inspire cette proposition d’accompagnement et cette volonté de transmettre ?

Bien sûr il y a l’envie de transmettre, tout en travaillant sérieusement sans se prendre au sérieux. Mon expérience de vie au sens large est bien sûr un ferment profond qui explique cette motivation. Je vais tenter d’en tracer rapidement les origines, les raisons, les contenus, voire les explications.

Je suis constamment imprégné par mes deux cultures qui sont parties intégrantes et en permanence de ma vie : l’anglo-saxonne et la française. Elles génèrent et induisent des angles de vue différents, des perceptions et des analyses de ce fait enrichies par une approche croisée et un recul bénéfique permanent qui permet d’aboutir à des choix et des décisions mieux assumées et « praticables ».

Quelques sources d'inspiration

J’ai pu glaner ici et là quelques témoignages ou des éléments de langage qui sans doute éclairent mieux ma démarche, mon approche et ma posture, celles-ci inspirant mon action de transmission appliquée à la dynamique de la conduite du parcours évolutif du cadre en responsabilité formé en tant qu’ingénieur uu cadre technique

Tout d’abord, sur les principes de cet état d’esprit qui m’anime peut être résumer par ces quelques phrases d’ Andrew Grove, un des co-fondateur d’INTEL, le fabricant de puces électroniques.

« Exactement comme le PDG d’une grande société, vous devez réagir aux forces du marché, affronter la concurrence, tirer parti des complémentarités éventuelles et vous demander sans cesse si vos tâches pourraient être exécutées différemment. Il vous appartient de protéger votre carrière et de vous positionner de façon à bénéficier des changements qui affectent ou affecteront inévitablement votre environnement […….].

Mettez-vous dans la peau d’un PDG d’une grande entreprise. Restez ouvert aux opinions d’autrui, sensible à tous les stimuli possibles. Lisez les journaux. Tissez un réseau de relations avec vos collègues des autres entreprises. Vous aurez peut-être la chance d’entendre parler – sous forme d’anecdotes, peut-être – des changements qui peuvent vous toucher, avant qu’ils ne se transforment en tendances irrésistibles. Prêtez une oreille attentive à tout ce que racontent vos collègues et amis […….].

PDG de votre propre entreprise, la vision et la motivation nécessaires ne peuvent venir que de vous-même. Il n’est facile ni de parvenir à une direction claire – seul un dialogue intérieur honnête peut vous y aider – ni de maintenir votre conviction quand vous vous réveillez la nuit en proie à de multiples doutes. Mais vous n’avez pas le choix. Si vous choisissez l’inaction, l’action vous sera imposée de l’extérieur […….]. »

Autres influences, dans le monde de l’informatique (activité bien représentative des ingénieurs !), Steve Jobs (extraits de la biographie de Walter Isaacson, parue en 2011, au Livre de Poche en 2019) :

  • « Un ingénieur est censé faire des choix rationnels, de façon analytique, mais à certains moments de sa vie l’intuition ou l’audace sont préférables »,
  • « Je suis l’une des rares personnes à savoir que la technologie requiert intuition et créativité…. ».

Albert Einstein : « On ne résout pas un problème avec les modes de pensée qui l’ont engendré ».

Bertrand Russell : « L’ homme a besoin pour être heureux non seulement de jouir de ceci et de cela mais d’espérer, d’entreprendre et de changer ».

Inspirations

guitar, headphones, classical guitar

La pratique instrumentale – même amateur – de la musique au travers de la pratique de la guitare dans des styles éclectiques de domaines musicaux (jazz, folk, rock, …) : improvisation jazz en groupe, composition,.. que je compare à la pratique de la cuisine (moins fréquemment) démontrent les mêmes ressorts : partir d’une ou de plusieurs recettes établies et prouvées pour les appliquer puis les « détricoter » pour ensuite picorer voire les « retricoter » à sa façon. « Appliquer et restituer précisément la recette d’un grand chef ou reproduire note pour note pour le solo d’un grand musicien » n’est pas la garantie de son propre succès ou de sa réussite, même s’il pourra à la limite faire des jaloux. En effet, ce sera utile pour se préparer, pour s’entrainer même si bien sûr cela peut bien sûr convenir à ceux qui dégustent. Mais qu’en est-il de soi-même ? Est-ce que l’on s’y retrouve,…. pas forcément !!!! Alors que l’on recherche le plus souvent la possibilité de
prouver son potentiel à soi et vers les autres il faut alors assouvir une motivation tout en donnant du sens à son action avec soi et les autres. 

Un constat important issu de l’apport de cette pratique engagée avec cette posture associant curiosité, motivation, jeu, ….. : la mise en oeuvre fréquente et régulière de ces situations permet d’amplifier la valeur ajoutée et ainsi d’en bénéficier au mieux

La musique : le mélomane, le praticien

book, read, book pages

Quelques ouvrages classiques peuvent être inspirants pour chacun. Pour faire référence à des lectures « sérieuses » plus ciblées, certains ouvrages assez anciens ont été des guides pour moi. Ils abordent l’entreprise sous l’angle d’analogies avec d’autres activités, d’autres domaines. Etant formé dans les Sciences de la Nature et de la Vie et musicien amateur par ailleurs, on pourra évidemment y voir des liens forts. Citons en effet parmi un grand nombre d’entre eux : 

« L’ entreprise et le vivant » (2001), paru aux excellentes « Editions du Village Mondial », analyse des apports et des enseignement des sciences de la vie proposés au management des entreprises. les liens entre ces disciplines sont en fait très forts et une source de réflexions pour le management,
« Organiser la Créativité, l’esprit du jazz » (1998). Ce dernier ouvrage applique le principe de « faire le bœuf » (improviser, d’où le titre anglais « jamming »). En effet l’improvisation souvent considérée dans le langage commun comme un saut dans le vide est en fait un très grand moment de liberté et d’exploration des possibles mais qui respectent néanmoins quelques cadres basiques. Ces cadres ne sont alors pas perçus comme des contraintes mais comme la confirmation d’un vaste champ des possibles.

Ces ouvrages, certes un peu datés, ont eu un impact important au moment de leur parution et restent de très bonnes lectures inspirantes et ouvrent le champ des possibles et intéressants pour le développement. Ils font partie d’une dynamique de pensée managériale qui a été active dans ces années-là. Leur portée encore bien actuelle gagne à être connue.

L’ entreprise et les enseignements du vivant, la créativité en lien avec la pratique musicale.

Au cours de situation de ma propre recherche de positionnement, de réflexions sur « mais qu’est-ce que souhaite vraiment faire, au fond ? », j’ai indiqué avoir réalisé à plusieurs reprises des bilans de compétences. Ainsi, j’ai réalisé, fait l’objet, répondu à des panels de questionnaires, de mises en situation, d’échanges filmés afin de mieux me connaître, de mieux me définir pour mieux rebondir. j’en ai pris acte et indéniablement ces périodes ont été importantes surtout lors dans les situations de carrefour où l’on doit savoir quel voie emprunter en cohérence avec ses mises au point nécessaires.

Je peux aussi témoigner avoir apprécié plus directement certaines approches, certaines méthodes qui m’auront plus marquées En effet, j’ai été intéressé par exemple par l’approche de la Process Communication (issue de l’analyse transactionnelle) qui explicite et décrit à sa manière nos modes de fonctionnement et nos comportements. Intéressant car je me suis retrouvé dans cet éclairage pertinent de nos comportements et de nos modes de fonctionnement avec surtout la composante temporelle et situationnelle où les six modes de personnalité sont explicité et évolutifs.

J’étudie de près aussi ce qui se nomme les Clifton Strenghts (« découvrez vos points forts »), dont l’objet est de se centrer sur les acquis où nous sommes bons plutôt que d’essayer à grand peine de remonter la pente là où nous sommes moins bons. 

Toutes ces « approches » sont de bons indicateurs et peuvent nous aider à mieux nous connaître mais ne sont jamais des fins en soi et bien sûr ce ne sont que ses pistes, dont chacun doit puiser à sa manière.

La Process Communication, les Clifton Strenghts

Ayant suivi une longue formation à la médiation, non pas dans le but immédiat de devenir médiateur, j’ai pu appréhender le thème de la résolution de gestion de conflits. L’enjeu de la démarche se construit effectivement hors du champ juridique, du champ émotionnel et du champ de la réponse technique pour résoudre les conflits. Les solutions de sorties de crise, quand aucune porte de sortie n’a été trouvée en utilisant ces trois champs « traditionnels » de règlement de conflit, doivent pouvoir trouver une autre voie de réponse à cette résolution. Elle consiste en une approche plus proche d’une démarche philosophique (c’est en tout cas ce que j’ai tiré de cet enseignement) afin d’induire un état d’esprit plus partagé entre les partis en conflit, une posture qui va permettre au médiateur de travailler avec les deux partis pour faire progressivement émerger la solution grâce à une série d’entrevues, d’échanges. Cette façon de procéder, en dehors du contexte conflictuel, objet focal de la médiation, est applicable dans d’autres contextes et situations, et elle s’avère extrêmement puissante, originale et dans laquelle il possible de trouver des éléments pour assoir sa capacité à appréhender les situations atypiques . En quelque sorte le médiateur va tenter de générer une prise de conscience commune et à ce titre opère comme un catalyseur, un déclencheur, un accompagnateur vers des solutions grâce à son action, qui ne s’apparente en aucun cas à une sympathie, une empathie mutuelles auprès des partis, mais à dégager au final un cap de sortie de crise. C’est ainsi que l’accompagnateur doit se positionner, se comporter vis à vis des personnes accompagnées.

La Médiation